Prochaine conférence

mardi 26 mars 2019 – 18 h 30 – Lycée Beauregard

L’ÉGALITÉ AU TRAVAIL EST-ELLE NÉGOCIABLE ?

Conférence donnée par Sophie Pochic

Sophie Pochic, sociologue du travail et du genre, normalienne, directrice de recherche au CNRS, viendra répondre à cette question.

Le débat sur l’égalité Homme-Femme occupe une place importante dans notre société. L’égalité professionnelle a été déclarée grande cause nationale du quinquennat par le président de la République. Si l’on observe la chronologie de l’évolution des droits des femmes depuis le début du XX° siècle, on constate, en effet, une accélération récente dans la législation pour aller vers une égalité réelle. Même si les inégalités persistent, la France fait partie des pays d’Europe les plus volontaristes dans ce domaine, mais n’occupe que le 12ème rang mondial dans le classement des pays, pour l’égalité Homme-Femme.

Qu’est-ce qui bloque ?

L’inégalité des salaires. En dépit de la loi de 2006, il reste toujours, à niveau de poste égal, un écart inexpliqué et inadmissible d’environ 8 % au détriment des femmes, dans le privé comme dans la fonction publique !

L’intégration économique et politique. Plus on monte dans les postes à responsabilité ou les emplois de direction, moins les femmes sont nombreuses.

Les stéréotypes liés à l’éducation. Plus brillantes que les garçons jusqu’au bac, les filles s’autocensurent dans les études supérieures, notamment dans les domaines scientifiques et techniques.

L’investissement des femmes dans la vie familiale où la parité n’est pas encore la norme.

Les solutions ?

L’application des derniers décrets (2014 – 2018) pour atteindre une égalité réelle dans le public comme dans le privé.

Les sanctions en cas de non-respect des lois contre toute forme de discrimination sexiste.

L’information auprès des femmes pour qu’elles puissent connaître leurs droits et faire appliquer la loi.

L’éducation à l’égalité dès le plus jeune âge.

Sophie Pochic qui siège au Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle présidé par Marlène Schiappa (Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes) nous rendra compte des toutes dernières mesures prises pour permettre aux femmes d’occuper la place qui leur revient dans notre société.

« L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain. » Stendhal

Rendez-vous mardi 26 mars 2019 à 18 h 30 au Lycée Beauregard à Villefranche

Entrée 7 € – adhérents 4 € – jeunes & sans emploi 2 €

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« Médecin du RAID : vivre en état d’urgence »   

 mardi 12 mars  à 18h30 au cinéma Vox de Villefranche

Conférence donnée par le docteur Matthieu Langlois.

       Matthieu Langlois est médecin anesthésiste-réanimateur. Après avoir travaillé pour le SAMU, il a intégré le RAID, unité d’élite de la police, comme médecin-chef en 2007. Depuis il a été confronté à  de nombreux  attentats : en 2012 à Toulouse lors de la folle équipée de M.Merah , en janvier 2015 à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, en novembre 2015 au Bataclan, le plus terrible de tous, 89 morts, des centaines de blessés.  C’est  cette dernière intervention, entre autres, qu’il raconte presque minute par minute dans son livre « Médecin du RAID : vivre en état d’urgence », écrit en collaboration avec Frédéric Ploquin, journaliste à « Marianne ».

     Pourquoi ce besoin de témoigner ?

– Pour dire la vérité alors que se développent les polémiques devant l’horreur de cet attentat : pourquoi n’être pas intervenu plus tôt ? Pourquoi ne pas avoir utilisé des gaz anesthésiants ?

– Dire la vérité pour rendre compte du courage et du sang-froid des hommes du RAID aux qualités humaines hors normes, pour dire la solidarité qui règne au sein de ces équipes.

– Dire la vérité pour que chacun sache ce qui se passe sur une scène d’attentat, en particulier les choix terribles que doivent faire les médecins du RAID : pratiquer les premiers secours ou non, trier parmi les blessés ceux qui partiront les premiers vers les centres hospitaliers, sachant que plus tôt ils sont pris en charge, plus grandes sont leurs chances de survie. « Chaque opération permet d’être meilleur. On se prépare avant, on s’adapte pendant, on s’améliore après en analysant l’intervention. » dit Matthieu Langlois.

Et c’est avec beaucoup d‘humilité qu’il parle de son métier, de la préparation physique et psychologique nécessaire, de l’énorme équipement qu’il porte lors de chaque intervention (plus de 30 kg). Il a fait sienne cette phrase de Confucius citée par Bernard Cazeneuve, ancien ministre de l’Intérieur : « Se préparer au pire, espérer le meilleur et prendre ce qui vient. »

  Entrée :4€ pour les adhérents, 7 pour les non-adhérents, 2 pour les scolaires, étudiants, et demandeurs d’emploi.

 

 

mardi 5 mars 18H30

Cinéma Vox

« LE SENS DE LA RÉPUBLIQUE »

Conférence donnée par Patrick WEIL

Invité par Aveyron-Culture, en partenariat avec l’Université des Savoirs Partagés, l’historien Patrick Weil donne ce mardi 5 mars 2019, au cinéma Vox de Villefranche-de Rouergue, une conférence intitulée « LE SENS DE LA RÉPUBLIQUE ».

Depuis le traumatisme des attentats terroristes de janvier 2015, la République n’a cessé d’être invoquée et convoquée. Fondement de notre société, socle de la citoyenneté et rempart de notre laïcité, elle est aussi décriée. L’onde de choc de ces attentats ne cesse de révéler les fractures béantes de la société française. Pour les uns, l’islam serait une religion « violente et inassimilable », alimentée par une immigration depuis longtemps incontrôlée mais cautionnée par l’establishment et l’Europe de Schen­gen, au risque du « grand remplacement ». Pour d’autres, la persistance sur notre territoire de ghet­tos sociaux ferait de notre pays un régime d’« apar­theid ». Pour d’autres encore, la République, en refusant de reconnaître son passé colonial et son présent postcolonial, nourrirait les discrimina­tions, l’antisémitisme, et tous les ressentiments violents. Pour tous au fond, la République est en jeu, en danger pour les uns et sommée d’en revenir à de stricts principes fondateurs comme celui de la laïcité ; coupable pour les autres et sommée de se réformer, en reconnaissant sa diversité, par les sta­tistiques ethniques ou la discrimination positive. Il s’agit maintenant, de prendre au sérieux toutes les questions, toutes les interrogations et tenter d’y répondre : sur l’immigration, l’intégration, la laïcité et l’islam, la nationalité et l’attachement à la France. La vérité des faits dissout les affabulations, mais révèle aussi les frontières sociales et intellectuelles qui ont contribué à les créer et les entretenir. Elle révèle une histoire commune à tous les Français, trop méconnue et, du coup, un avenir possible à parta­ger, un sens de la République.

C’est alors que la volonté de questionner Patrick Weil apparait comme une évidence. Historien de l’immigration et de la nationalité, directeur de Recherche au CNRS, professeur invité à l’Université de Yale et à l’École d’Économie de Paris, il est un des rares intellectuels à pouvoir intervenir dans le débat public sur ces sujets brûlants. Sans langue de bois, sans éviter les sujets qui fâchent, comme l’islam ou l’identité nationale, les frontières ou l’héritage colonial, il se nourrit de véritables recherches empiriques et d’une longue pratique des politiques publiques. Il donne ici du sens à la République, à savoir une direction et une orientation. Contre les prophètes de la division, il nous donne les raisons d’espérer en un avenir commun.

Une soirée passionnante en perspective

Mardi 5 mars 2019      18h30       Cinéma Vox  de  Villefranche-de Rouergue

   Entrée : 7€ (non-adhérents)    4€ (adhérents)    2€ (étudiants et demandeurs d’emploi)

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mardi 19 février à 18H30.

L’argent sale

        La conférence de Sylvie Matelly* en remplacement de celle de Pascal Boniface aura lieu au théâtre municipal de Villefranche de Rouergue le mardi 19 février à 18H30.

        Pots de vin, blanchiment d’argent, paradis fiscaux, corruption, contrefaçons, criminalité organisée…Ces mots qui reviennent dans les médias, à propos de petits trafics ou de grands scandales financiers (Lehman Brothers, affaire ELF, affaire Cahuzac, Camorra napolitaine, Cartel de la drogue en Colombie…) sont des phénomènes omniprésents. Sont-ils un mal nécessaire dont il faut s’accommoder avec fatalisme ? C’est vrai que ces  trafics  existent depuis l’Antiquité et qu’ils se renouvellent tout au long de l’Histoire. En dépit des proclamations de lutte, des législations répressives, des enquêtes fouillées, la question centrale de la corruption n’est pas réglée …Est-ce si grave ? Faut-il se résigner à l’échec ? Quels mécanismes sont à l’œuvre ? Comment lutter efficacement ?

       L’Argent sale est le propre de l’économie mondiale. L’Internationalisation des activités financières, les différences de règles et de fiscalités entre pays, la monnaie électronique, la difficulté de suivre les mouvements de capitaux expliquent la complexité et l’ampleur du phénomène « Argent sale ». Vouloir plus de transparence pour cerner les enjeux, veut dire s’attaquer au secret bancaire et aux avoirs dissimulés : tabou majeur dans notre société capitaliste ! On est dans l’hypocrisie, car l’optimisation fiscale n’a rien d’illégal mais entraîne davantage d’inégalités. Les contrefaçons dans le petit commerce dont tout le monde s’accommode, les paris sportifs plus ou moins truqués peuvent financer des achats d’armes pour le terrorisme…

        La réalité est donc menaçante. Après 2008 du fait de comportements spéculatifs de certaines banques on est passé au bord du gouffre économique. L’argent détourné qui manque, met en péril le pacte social, permet la montée du populisme et entraîne dans la précarité des millions de gens. Heureusement, surtout après le 11 septembre 2001, les réactions se sont multipliées : Lanceurs d’alerte, journalistes d’investigation, hommes politiques courageux, O.N.G. (Attac, CCFD-Terre solidaire, Oxfam, Transparency International) le F.M.I., l’Union Européenne, l’O.C.D.E., le G.A.F.I. ont obligé des banques impliquées dans des paradis fiscaux à payer des amendes considérables. Les manifestations de la société civile qui se multiplient, rendent les pratiques des corrompus intolérables et inadmissibles. La coopération des institutions et des personnes fait que la lutte n’est pas perdue d’avance.

        La conférence de Sylvie Matelly* en remplacement de celle de Pascal Boniface aura lieu au théâtre municipal de Villefranche de Rouergue le mardi 19 février à 18H30.

Entrée 4 € adhérents 7 €non adhérents 2 € étudiants

Sylvie Matelly est économiste et directrice adjointe de l’IRIS. Elle est l’auteur avec Carole Gomez du livre :« Argent Sale. A qui profite le crime ? »

 

  • Film « Memoria Viva des Républicains espagnols »

Reporté au mercredi 20 février 2019 20h30 Cinéma VOX

Monsieur Alain BAUER ne donnera pas sa conférence «Crime et Terrorisme en mutation» ce mardi 22 janvier au lycée BEAUREGARD. Dans le cadre de ses fonctions, il est retenu à PARIS pour une réunion très importante avec plusieurs personnalités de tout horizon.  Dans le cadre de ses fonctions, sa présence est indispensable.

Sa conférence est reportée au  mercredi 15 mai, même lieu, même heure.

Il regrette énormément cette déconvenue et il demande à notre public de bien vouloir l’excuser.

Notre association remercie son fidèle public pour sa compréhension.

Mercredi 15 mai

18h30 – lycée Beauregard

Crime et terrorisme en mutation

Conférence animée par Alain BAUER

CONFERENCE U.S.P.

L’université des savoirs partagés propose une conférence animée par Alain Bauer sur le thème « crime et terrorisme en mutation », mercredi 15 mai au lycée Beauregard de Villefranche de Rouergue, à 18H30.

Alain Bauer est professeur de criminologie au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) et consultant en sécurité. Il a étudié l’histoire et l’évolution du crime et du terrorisme durant ces quarante dernières années.

Mais comment distinguer ces deux notions ? La frontière n’est pas évidente. Les méthodes utilisées par les grands criminels et les terroristes sont les mêmes, seuls leurs objectifs diffèrent. Les premiers recherchent le profit, les seconds la publicité, la médiatisation de leurs actions revendiquées au nom d’une idéologie.

Avant les années quatre-vingts, la France mais aussi l’Angleterre et l’Espagne ont connu des attentats liés à des minorités (ceux du FLNC, de l’IRA, de l’ETA). Mais depuis les années quatre-vingt-dix, l’Occident doit faire face à un terrorisme nouveau lié à l’islamisme. Après la guerre en Afghanistan, en Irak, en Libye, avec l’apparition de DAECH, on est passé d’un terrorisme politique à un terrorisme lié au fanatisme religieux. Le 11 septembre 2001 a été un choc pour le monde. Et depuis quelques années, notre pays est frappé par des attentats sanglants, à Charlie Hebdo, à l’hypermarché casher, au Bataclan, et récemment à Strasbourg … Ce nouveau terrorisme s’organise grâce aux réseaux sociaux qui recrutent sans cesse des adeptes. Il est de plus en plus  difficile de cerner celui qui demain se transformera en bombe humaine, en tueur. Les profils se diversifient, allant du petit délinquant radicalisé au militant en mission, et même au malade mental justifiant ses actes par des arguments à la mode. Les modes opératoires se multiplient : armes blanches, armes à feu, camion bélier…). Ces nouveaux terroristes voyagent beaucoup, pour se former en Afghanistan ou se battre en Syrie. Certains retournent en France pour organiser des filières. Enfin de plus en plus, les islamistes s’allient au grand banditisme, aux différentes mafias pour trouver des financements. Nous sommes entrés dans ce que les experts appellent : « l’ère de l’hybridation ».

D’où les problèmes rencontrés par les divers services de sécurité. Ils doivent s’adapter à cette menace aux multiples visages, pour tenter de déjouer les attentats avant qu’ils ne se produisent, multipliant les écoutes, les surveillances, les infiltrations. Mais en démocratie, cela pose le problème délicat de l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité. Et surtout, même si ces actes sont le fait d’une minorité, il existe le risque de développer une méfiance générale envers les musulmans qui vivent en France. À terme, cela pourrait-il mettre en danger la paix civile ?

Rendez-vous mercredi 15 mai 2019 à 18 h 30 au lycée Beauregard de Villefranche

Entrée 7 € – Adhérents 4 € – jeunes & sans emploi 2 € .

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Pour les dix ans de l’USP, une conférence musicale !

Théâtre Municipal

– Dimanche 20 janvier – 16 heures

Nouvelle année mais toujours des ennuis et des contrariétés : Bernard PIVOT, confronté à de graves problèmes de santé annule sa tournée et n’assurera pas   la date du 29 janvier. Bien-sûr, notre pensée   va d’abord vers lui et nous formulons des vœux pour qu’il connaisse au plus vite une nette amélioration. De notre côté nous nous sommes interrogés comment nous pourrions fêter nos dix ans, malgré tout !  ne serait- ce que pour ne pas trop décevoir notre public.

Aveyron Culture nous a orienté vers une soirée JAZZ , choix d’autant plus judicieux que nous restons fidèles à notre ligne,  ce sera une conférence musicale donc différent de ce que nous proposons habituellement : nous fêtons nos dix ans ! Le dimanche 20 janvier à    16  h nous invitons au théâtre municipal, nos adhérents et le public villefranchois à venir  découvrir

« L’Histoire du JAZZ par Nicolas Gardel »

accompagné de 4 musiciens

L’ Histoire du JAZZ avec Nicolas Gardel se veut didactique, à la portée de tous, mais se veut aussi musicale et festive. Des prémices  du blues à La Nouvelle Orléans en passant par le swing, le bebop, la grande époque de Louis Amstrong, Miles Davis, Clifford Brown et bien d’autres nous aurons une grande fresque musicale  qui nous fera vivre  les grands moments  de cet ART..

Originaire de Tournefeuille Nicolas GARDEL a fréquenté, dès son plus jeune âge le Conservatoire de Toulouse. Il a continué son cursus en classe de jazz, au Conservatoire Supérieur de Paris, où il travaillera avec des musiciens renommés .Aujourd’hui, il  se produit souvent sur la scène toulousaine et, en plus de ses concerts, il dirige son propre groupe « The Headbangers »

A Villefranche, il sera accompagné de 4 musiciens, batterie, trompette, contrebasse et piano.

Riche de ses expériences, Nicolas Gardel , s’attache à transmettre ses connaissances et à défendre cet art comme un langage universel. Le jazz est avant une musique populaire pour tous et à la portée de tous.  Spectacle de 1 h 15, où se mêleront explications, anecdotes, illustrations sonores, morceaux live. Cette prestation, à Villefranche , ville dépositaire de la fameuse collection de Hugues Panassie, prend encore plus de relief et de prestige : c’est un nouvel hommage  à ce qui peut être regardé comme un des fleurons de la richesse de notre   patrimoine.

Rendez- vous au théâtre, dimanche 20 janvier à 16 h;

entrée 15 € adhérents, 18 € non adhérents